ITALIENS.
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doit-il pas l’arracher à ce royaume qui l’envahit? Nefaut-il pas s’allier avec tous les ennemis du roi dePavie? Jean XII sollicite Othon I er à une descente, pourdélivrer l’Eglise du tyran, dit-il, qui l’opprime. Il parlele langage de Formose et des saints pour étendre sonduché; il croit poursuivre le combat d’Albéric contreHugo, et ce combat soutenu par un -pape, n’est que larévolution impériale et pontificale pour l’Italie tout en-tière. La crise était résolue. Othon I er , récemment cou-ronné pay la diète de Worms, descendit en Italieet son voyage fut une marche triomphale; les grandsdésertèrent Béranger, «unusquisque in suas urbesremeavit, » et d’après le continuateur de Reginon,a presque tous les comtes et les évêques de l’Italie« allèrent à sa rencontre. » On le couronna à Milan,| et l’année suivante il fut couronné à Rome empereur\ des Romains. L’empire était relevé et transmis aui chef de la fédération germanique : c’en était fait duj royaume.
* Ce qui étonne dans cette période de 888 à 962, c’est- la mobilité incessante, l’agitation fiévreuse, qui con-trastent avec le calme et l’immobilité de l’Italie carlo-vingienne. Avant la mort de Charles le Gros, tout cédaità la morne dualité du pape et de l’empereur : à partirde 888, les rébellions, et les coups d’Etat se succèdentavec une rapidité effrayante ; les événements emportentj les hommes : on compte en soixante-douze ans qua-torze révolutions, et dans les intervalles on ne selasse pas de conspirer et de combattre. Quel nom donne-rons-nous à cet essor de l’Italie, si nous ne l’appelonspas national? Comment le définirons-nous, s’il n’estpas politique, s’il ne cherche pas à s’emparer du gou-vernement, s’il ne réclame pas l’indépendance?Ehbien !