CATASTROPHE UES HUIS ITALIENS.
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lion pontificale, qu’il subit comme une ioi supérieureencadrée dans une forme déjà antique, et celte formeconduit forcément tous les événements vers la solutionde la papauté et de l’empire. Quand on arrive au cou-ronnement d’Othon I er , l’historien cesse d’écrire. Onvoit qu’il doit s’arrêter, le drame est fini. Le triomphede l’Église et de l’empire était si certain, que Luilprandn’a pas besoin d’exagérer l’influence personnelle despapes et des empereurs : il laisse aux hommes leurliberté; il garde Jui-même la sienne. Suivant lui, ilfaut que le pape règne, qu’il sacre l’empereur, quel’Église renouvelle sans cesse le pacte de Charlemagne,et que l’empire brise tous les tyrans qui surgissent enItalie. Cela est fatal comme l’action du soleil; le resteest du ressort du libre arbitre on du hasard, qui riepeuvent jamais prévaloir contre une loi éternelle.D’après ces prémisses le royaume se transforme en undésordre momentané qui empêche la jonction des deuxchefs de la chrétienté, et la série des rois italiens sedéroule comme un roman fantastique, comme le ca-price malheureux d’une maladie indigène : l’historienn’a pas à l’attaquer par esprit de système; il respectetoutes les puissances qui s’élèvent. Que les rois italiensrégnent, que le pape les sacre, qu’on livre l’empire à desItaliens, rien de plus naturel, pourvu que le roi italiensoit juste, que le royaume soit heureux, que l’Église soitdans le ravissement. Mais, si le roi résiste aux papes,s’il écrase les comtes, les ducs, les marquis, si leshommes qui travaillent à s’assurer le royaume ne sontpas vertueux et impeccables aux yeux des évêques etdes villes qu’ils dégradent, alors Luitprand écoute lavoix du peu pie et la voix de Dieu ; il écri l force déclama-tions contre les choses et contre les hommes, et c’est
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T. I.