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Tome premier.
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I de l’église avec l’empire.

impôt? Et si la commune remonte à la gilde, pourquoiest-elle la même dans l’Italie longobarde et dans lesrégions romaines de la donation? Pourquoi Orviéto et; Itavenne ressemblent-elles à Vérone, àPadoue, à Cré-; mone? Que si la commune est romaine, pourquoi là oùe|le reste dans sa forme la plus pure, comme dans ladonation, ne dépasse-t-elle pas, et même n’égale-t-ellepas les villes de l’ancien royaume où elle a été oppri-mée, écrasée, rasée? Certes, Amalfi, Sorrento, Gaëta,Naples, sont d’anciennes communes, étrangères à l’Ita-lie dePavie et de la donation etqui survivent dans leur‘ intégrité romaine; pourquoi nous présentent-elles desi misérables mouvements, un pouvoir si faible, une

I véritable réaction et, en définitive, une véritableagonie? C’est qu’elles ne combattent pas le royaume,ne viennent pas de la révolution, et ne sont pas ce| que nous appelons la commune, la ville d’Italie. On

! ne saurait non plus comparer cette création révolu-tionnaire à la commune allemande, et moins encorela considérer comme une concession germanique§ octroyée par l’empereur. Othon I er a accepté le mon-

I vement, il ne l’a pas créé; il a été appelé, il ne s’estpas imposé; il a interprété la révolution, il ne l’a pasinventée; fédéré et nullement conquérant, il a été en-traîné, emporté, dépassé, et c’est pourquoi l’Italie n’apas, comme l’Allemagne, des communes impassibles,| des villes légales, pétrifiées dans les concessions del’empereur, et si calmes qu’elles semblent mort-ê nées, bien qu’à la rigueur elles existent. Les antécé-’ dents de la commune italienne sont dans le peuple in-? surgé contre les rois, dans l’Église qui dirige le peuple,

| dans les évêchés qui se substituent depuis des siècles' aux curies romaines, dont on ne peut plus saisir au-