PANS LES VILLES.
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glioni, les Tassina et les Nossadami. « On confia le« gouvernement, dit Piloni, à ces quatre familles,, qui« donnaient les emplois, ressuscitaient le consulat en« créant un consul par famille, et disposaient de tout.« Le consulat était annuel, et le pins âgé des consuls« prenait le titre de comte et signait dans les délibéra-it lions : Nous, comte Jean, et Paul, Grégoire et An-« toine, consuls, disons, etc. » Le titre de comte n’étaitqu’honorifique; plus tard, on l’ôta au consul pour ledonner à l’évêque, à qui revenait de droit le trophée dela révolution épiscopale. Les quatre familles du peuplerégnaient chacune dans l’un des quatre quartiers de laville 1 ; leur réunion formait une vraie fédération quis’inféodait la multitude.
Un siècle plus tard, en 1070, le peuple officiel s’é-tend, et toujours d’après le principe de la fédérationqui s’inféode la ville. « Les quatre familles, dit Piloni,« très-prudentes et d’une grande sagesse, considérant« qu’après la grandeur arrive la décadence, et voyant« que la ville regorgeait d’habitants et que sa domina-it tion s’était étendue sur les terres de Trévise, deFeltre,« du Frioul et de Trente, de sorte qu’il fallait un grand« nombre de sages pour régir toutes ces localités, déci-« dèrent de s’adjoindre quelques parents en les appe-« lant à partager le pouvoir qu’elles avaient reçu de« l’empire. » Les quatre familles se transformèrent enquatre parentés, chaque parenté donna douze personnesau conseil, qui se composait de quarante-huit députés,et continua à disposer de toutes les magistratures. Lesparents suivaient la famille primitive en lui jurant fîdé-
1 « Oppidum in quatuor regiones seu insulas ut ita dicam est« distributum. » (Dogmonu)