DANS LES VILLES.
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premier est le chef de la féodalité, et il chasse Felicequi est à la tête du peuple. Le peuple vaincu est refoulédans les faubourgs jusqu’à ce que Felice revienne vic-torieux avec le secours de Trévise, d’Altino et de Feltre.Mario est tué à Braganza, mais Vicence reste sous lecomte.
À Parme, ville royale, l’empereur Conrad II déclare,en 1020, qu’à la mort du comte Bernard et de ses filsle comté sera transmis à l’évêque. Plus tard, Parmeattaque les Allemands, en imitant les insurrections deMilan, de Brescia, de Plaisance, de toutes les villes oùles évêques sont aux prises avec l’empereur.
D’autres villes étaient enlevées aux comtes par lesempereurs et même par les derniers rois italiens : c’é-taient Ber game, A qui, Lodi, Novare, Crémone, Rcggio,Bologne, Como, Florence, et plus tard Pistoie, et Pa-doue vers 997. Presque toutes ces villes sont royales,excentriques, évidemment affranchies pour fortifier leroyaume contre l’insurrection des villes romaines,auxquelles revenait de plein droit leprivilégeduprogrès.
Sous les empereurs d’Allemagne, les concessions segénéralisent, sans remplacer, sans même voiler le tra-vail pénible, accidenté, i ntime, de la liberté italienne. Onne saurait suivre M. Léo, quand il attribue à Othon I ertoutes les immunités conquises par les municipes del’Italie. Combien d’évêchés a-t-il exemptés? Trois: ceuxd ’Aqui, de Lodi et de Reggio. Comment confondretrois exemptions avares, réservées à des villes royales,avec le mouvement général de toutes les villes qui s’a-vancent en combattant? Il est vrai que M. Léo suppléeaux documents en les déclarant perdus ou brûlés ‘.
1 « Si on ne peut donner, dit M. Léon, des preuves positives