CHAPITRE Y
LA REVOLUTION DES ÊVËQUES DANS LA BASSE ITALIE.
La révolution passe le Castigliano.—Impuissance byzantine despopulations du Midi. — Mello appelle les Normands.— Ils’adresse à l’empereur saint Henri II.— Les Normands dési-gnés comme les libérateurs de la basse Italie.—Ardouin con-tinue Mello et les décide à l’action.—Résistance byzantinede Bari, capitale du Catapan.— Le peuple, hostile aux vieuxducs et aux vieux doges, brûle d’aboutir à la fédération nor-mande.—Elan du Midi.
Les peuples de la Basse-Italie luttaient depuis plusieurssiècles pour se dérober à la domination des doges etdes ducs prédestinés à maintenir l’indépendance fédé-rale contre l’Italie quasi unitaire des Franks et des em-pereurs italiens. L’impiété pouvait encore régner quandOthon I e r voulait s’imposer en imposant l’unité malfai-sante de Capoue. L’Italie byzantine restera-t-elle endehors de l’Italie -épiscopale? La révolution passe leCarigliano; cette fois elle est libre et fédérale; la raisond’être des doges et des ducs a cessé, et tous les peupless’insurgent pour fralerniseravec l’antique Italie, qu’ilsont perdue depuis la descente des Longobards. L’anmil, le prince Ademar de Capoue est chassé, et c’estl’archevêque qui marche à la tête des citoyens insurgés.En 1010, la révolution éclate à Bari contre le Catapan;Mello, le plus grand de tous les citoyens de l’Italie