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en même temps dans la tradition des Grégoires en-nemis des Longobards qui jetaient leurs tentes dans lacampagne romaine. Les quelques mots des chroniquesqui arrivent jusqu’à nous montrent qu’il marche aunom de Dieu et du peuple contre les comtes de la cam-pagne et contre l’aristocratie de la ville. D’après Othonde Frisingue, le parti féodal de Benoît IX est campé àSaint-Jean de Latran ; le parti citoyen de Silves-tre III est à Saint-Pierre : ce sont les deux centresde l’ère féodale et de l’ère de Byzance ; Grégoire VIprend sa place à Sainte-Marie-Majeure, dans le centredu peuple, en dehors des deux camps ennemis. AvecWillaume Bibliothécaire, on comprend l’action despartis : celui de la féodalité combat par les brigands.« Les routes , dit Willaume , étaient infestées de« voleurs,... les communications entre les provinces« et la capitale étaient interrompues. » Les hommesde l’aristocratie citoyenne combattent par des sicaires.« Les sicaires, ajoute-t-il, se promenaient au milieu« du forum L » Grégoire VI combat par la religion etpar la ruse, éludant la loi qui le condamne, réduisantses deux adversaires au silence, achetant la tiare deBenoît IX 2 et désintéressant Sylvestre III. Les revenusde l’Église sont partagés entre les trois papes 8 , lesdeux aristocraties se trouvent ainsi à moitié vaincues,
1 « Strata viarum a latronibus stipabantur.... cessatum est ab« omni provincia Romam iter aggredi.... inmedio fori sicarii vaga-« bantur. »
- « Cuidam Joharmi presbvtero qui tum in urbe religiosior cæ-« teris clericis videbalur non parva ab eo accepta pecunia sum-« mum sacerdotium relinquens tradidit (scilicet pontifex Benedic-« tus IX). » Le pape Victor III.
1 V. Otbon de Frisingue