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Tome premier.
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CONTRE LA RÉVOLUTION DES ÉVÊQUES.

le choc et la réconciliation avec l’empire. Amédée IIrefuse d’entrer dans le cabinet de l’empereur, si on nele laisse pas passer avec sa suite, avec sa queue, et onl’appelle Amédée la Queue ; pâle copie de Boniface deToscane, qui arrive avec ses Toscans en la présence del’empereur. Suse, capitale barbare du marquisat, dé-laissée pour la résidence de Turin, pleure commeCanosa, et il faut l’apaiser en lui accordant la com-mune, les syndics, les statuts, et l’administration de sesrentes.

Le choc de la famille d’Este est faux et malheureux;Berthold d’Este s’insurge avec A rdouin, dernier pré-tendant à la couronne d’Italie. Peut-être est-ce pour con-server le marquisat de Milan qui se dissout au feu delàrévolution? peut-être est-ce pour contenir avec des idéesroyales les mouvements trop variés des villes lom-bardes? Toujours est-il qu’à la suite du roi italien, Ber-thold se trouve sur le terrain des catastrophes, battupar l’empereur saint Henry II, emprisonné avec sesdeux fils et spolié de tous ses fiefs. La famille d’Estefaillit tomber, mais issue de la révolution , elle nemanque pas de se rectifier. Berthold sort de sa pri-son ; on le voit réconcilié avec l’empereur, et il serelève sur le Pô, où le sol marécageux et attardé peutaccepter le chef féodal. Là les évêques se rallient aumarquis. La famille d’Este grandit et, dans la suite, sadéfaite se montre comme une victoire. L’Arioste, quila dégage des décombres du royaume, lui donne lesens de tous les chocs de la révolution, quand il dit deBerthold :

Vinto da lui sarà il secondo EnricoE del sangue tedesco orribil guazzoParnia vedrà per tutto il eampo aprico.