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Tome premier.
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CONTRE LA RÉVOLUTION DES ÉVÊQUES.

Sicile , accablée par les musulmans, l’arrivée des Nor-mands c’est la libération , la résurrection au nom deDieu et du peuple, et l’île entre fractionnée et fédé-rale , dans la fédération du continent.—La terre separtage fraternellement entre les comtes, « apostolicomore. » On ne relève pas Syracuse, capitale grecque,qui serait l’ennemie de l’égalité; on n’adopte pas Pa-ïenne, capitale musulmane, également ennemie dupartage fédéral. Palerme, détachée de la Sicile, estdonnée à Robert, comte de Pouilie, probablement pourrassurer toutes les villes siciliennes : et ce sont les évé-ehés qu’on relève, les églises que l’on fait triompher,en haine de l’unité palermitaine, fondée, comme jadiscelle de la Sardaigne, par l’impiété des Sarrasins.

C’est ainsi que se dénoue le drame de l’histoire desNormands, l’un des épisodes les plus poétiques de lagrande épopée italienne. A chaque pas la réalité ensemble trop belle, trop imprévue pour ne pas paraîtreune fiction. Ces chevaliers errants qui arrivent auMonte Gargano ; ces combats, où quelques chevaliersviennent à bout de l’empire d’Orient; ce pape qui setrouve enlevé à Civitella ; ces guerriers qui tombentaux pieds du prisonnier, en ramassant à genoux toutela domination du Midi ; ces insurrections détachées,variées, diverses,j qui éclatent çà et là, à Salerne, àAmalfi, à Bari ; cet Argiro, le dernier des byzantins,issu de Mello, le premier des révolutionnaires, cetémirat de Palerme qui s’écroule en Sicile pour faireplace au mystère d’un partage incompris : tout cons-pirait à montrer la domination des nouveaux Frankscomme une œuvre romanesque, se jouant des lois del’histoire. A la lumière des idées, la féerie redoubled’éclat en se montrant sous l’empire d’une fatalité