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RÉACTION IMPÉRIALE
géométrique. C’est à priori que la basse Italie se trou-vait exceptée de la conquête longobarde, du pactede Charlemagne, du règne des empereurs italiens,de la domination allemande d’Othon I e *- ; la civilisa-tion antique, fédérale en haine du royaume, livraitla basse Italie au souverain pontife, chef de la longueguerre contre les rois italiens. Il était dit à l’avanceque sa suzeraineté fédérale ne se réaliserait que lejour où, le royaume détruit, il pourrait soustraire lespeuples à l’indépendance impie des doges et des ducs;et c’est avec la révolution des évêques que la basseItalie devait se rallier, comme la Corse et la Sardaigne,autour du saint-siège. Et comment cela? Evidemmentà l’aide d’une insurrection populaire, secourue parde nouveaux Franks, et la pensée de Mello se réalisaitavec les Normands : de sorte que l’agitation des indi-gènes, la faiblesse des comtes Longobards, la défail-lance des doges , la guerre unitaire de Bari, l’invasiondu pape, appuyée par l’empereur Henry III, tous ceséléments se trouvaient dominés par l’idée épiscopalequi donnait au Midi de nouveaux chefs, sous la suze-raineté du pape. Un à un, tous les faits de l’histoire desNormands pouvaient ne pas s’accomplir; isolémentconsidérés, ils pouvaient se développer en sens in-verse, en faveur de Salerne ou d’Amalfi ou de Naples ;créer une fédération indéfiniment fractionnée, commecelle de Corse, enfanter un royaume unitaire et byzan-tin, sous la domination de Bari; les villes pouvaientrester séparées, distinctes comme Lodi, Brescia et Milan;le pape semblait libre d’échapper aux mains des Nor-mands , de refuser l’invesliture, d’être retenu par lescrupule très-légitime de ne pas donner ce qui n’étaitpas à lui : on conçoit même qu’il pût être assez heureux