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Tome premier.
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par les deux grands pouvoirs de l'Italie. Le nouvelévêque Gerardo de Bologne, élevé au irône ponli-iical, réside à Florence jusqu’à sa mort. Réformée,bénie, chérie par le pape et par l’empereur, la villede Fiorino se réveille en 1063, et ligure, pour la pre-mière fois, dans l’histoire de l’Italie. L’empereur luiimpose Pierre de Pavie , fils de Theuzone Mezzabarba.Le père de l’évêque arrive à Florence. Combien avez-vous donné, lui demandent les Florentins, pour l’élec-tion de votre fils?—« Par saint Cvr, répond le stupide« Longobard , j’ai donné trois mille marcs comme«un sou.» Nous tenons notre homme, se disent lesFlorentins. Pierre est un évêquesimoniaque et la révo-lution commence. L’abbé du monastère de Vallombrosa,saint Jean Gualbert, marche à la tête des mécontentscomme à Crémone, l’abbé de Saint-Laurent. Lesmoines de Saint-Sauveur, qui relèvent de Vallombrosa,s’insurgent ouvertement. Au contraire, tous les noblesde la Toscane appuient l’évêque, le duc Gothifred,l’impose. Le pape Alexandre II le seconde; saint PierreDamien, le pamphlétaire du mouvement épiscopal,arrive à Florence pour prêcher contre les moines : ilssont brutalisés, insultés, cloîtrés dans leur couvent;mais ils résistent à tout. Pierre est simoniaque, toutle monde le dit, son père l’a avoué; et, aux yeux desmoines, le pape, Pierre Damien, le duc Gothifred, leshommes de la révolution contre les comtes, ne sontplus que les chefs d’un mouvement oublié et dépassé.Le peuple les suit, c’est à eux qu’il demande le miraclede la liberté électorale ; et l’un d’eux, Pierre Aldobran-dini s’offre de prouver la simonie de l'évêque par l’é-preuve du feu.

Nous voilà bien à Florence, l’inimitable Athènes,