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Tome premier.
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il y a donc un mouvement électoral, et de plus uneagilation assez forte pour détrôner un évêque. En 10.40,les chanoines de Pise, imitent ceux de Florence, en de-mandant la confirmation de leur privilège à l’empe-reur Henry III, et, au bout de quelques années, ilsse font confirmer par le pape Victor II. Désormais, larévolution est assurée : entre Pise et Florence, il n’vavait d’autre différence, sinon que Florence demandaitd’abord le privilège au pape, ensuite à l’empereur; tan-dis que Pise, née sous l’empire d'Allemagne, demandaitle privilège d’abord à l’empereur, et ensuite au pape.

Volferra est régie en 1033 parEumantio, que Uguelliappelle « detrirncnlosum. » Il vend, il dissipe lesbiens de l’Eglise, et doit renoncer à l’évêché. La ré-forme s’accomplit.

Le marquis de Toscane régnait sur une foule de vil-les devenues quasi républicaines par la force du clergé.La réforme ne manque pas de l’atteindre et lui enlève ledroitde nommer leschefs des églises; d’après Donizon,ses nominations étaient un malheur pour le peuple,

« confusio plebis. » Les évêques imposés payaient lesnominations au marquis, et s’en dédommageaient en-suite en vendant aux curés leurs nominations. Le poidsde la féodalité ecclésiastique retombait ainsi sur lesparoisses, qui devaient payer les curés pour les mettreen mesure de paver les évêques, qui payaient le mar-quis. « C’est pourquoi, dit le chroniqueur, l’abbé Guide Pomposa admonesta sévèrement Boniface et, pourque le marché cessât, il le flagella cruellement tout nudevant l’autel de la Vierge, lui qui était habitué auxdélices'. » Nous avons vu que le successeur de Boni-

1 « .... Guido sacer abbas arguit immo

« Nunc Ponifaoius ne venderet amplius ipsum