DKS ÉVÊQUES.
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face, Gothefred, était forcé de laisser passer la révolu-tion deFlorence. Pise lui échappait aussi,grâce à l’appuidu pape et de l’empereur. — A Modène, ville du mar-quisat, l’évêque était maître et, en 1054, il s’adressaità l’empereur Henry 111 pour lui demander la faveurde reconstruire la ville dévastée et abandonnée.
Les abbayes mêmes du marquisat se révoltaient pourconquérir la libre élection de l’abbé. L’héritière deGothefred, la comtesse Mathilde, était obligée d’assié-ger l’abbaye de Nonantola, dépendante de l’évêque deModène. On ne connaît ni le motif, ni l’issue du siège;l’abbé ne figure pas dans les actes. Tiraboschi, qui nousdonne trois volumes in-4° sur Nonantola, ne comprendpas ce mystère; il n’est cependant que le mystère de larévolution électorale. L’abbaye s’insurge contre lapersonne féodale de la comtesse, pour se donner unabbé de son choix. Mathilde transige. Le même phé-nomène se répète sous une autre forme en 1091 ; lenouvel abbé songe à se soustraire à la dépendance del’évêque de Modène, qu’il considère comme un comte.L’évêque xéclame, appuyé par la comtesse. L’abbérésiste : il veut être maître chez lui avec ses élec-teurs.
Dans les villes pontificales, c’est le pape qui joue lerôle de l’empereur, et c’est à lui que les peuples doi-vent arracher l’élection des évêques.— Ravenne tientà nommer son archevêque; maîtresse de l’archevêché,elle règne sur la Romagne, qui s’étend peut-être jus-qu’à Reggio, à Parme et à Modène, comprises dans le
« Ante Dei matris altare flagellai amare« Verberibus nudum qui deliciis erat usus.
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