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LA LIBRE ÉLECTION
diocèse. De 1004 à 1014, nous voyons l'archevêqueAdalbert qui passe pour un intrus, et le peuple l’ap-puie en haine de Rome. Plus tard, Ravenne cherche saliberté en opposant la suzeraineté de l’empire à celle del'Église. Ainsi l’archevêque Gerardo est protégé parl’empereur Conrad II. En 1047, règne l’archevêqueHumfroy, frère de l’empereur Henry III, et il chasseWidiger, probablement imposé par le pape. Bientôt ilétend sa domination sur toute l’Italie en vicaire del’empire, et son hostilité contre le pape saint Léon rap-pelle toutes les haines gothiques de Ravenne contreRome. Forcé de demander l’absolution au pontife, illa reçoit en riant. «Ce misérable est mort! » s’écriesaint Léon. Quelques jours plus tard l’archevêque meurtréellement. L’Eglise étonnée s’empare du mot de saintLéon pour y trouver une prophétie; mais Ravenne com-mence à vivre, ce qui étonne bien plus les pontifes.En 1051, l’archevêque Henry, à son tour chancelier del’empire en Italie, règne excommunié par Rome. Tousles archevêques qui se succèdent jusqu’en 1119 sont deshommes de l’empereur, que l’exarchat adopte en hainedes papes.
Nous avons déjà parlé de Césène. — La série desévêques d’Ancône nous manque; et pourtant la capitalede la marche d’Ancône paraît encore plus libre que lesvilles du rayon de Ravenne. En 1058, la ville est régiepar un chef que le pape Etienne IV désigne comme untyran; il veut qu’on l’expulse; le peuple le garde enhaine de Rome. En 1000, Ancône est excommuniée.Bon signe : personne ne se trouble; on s’avancecomme à Ravenne. — Spoleti et Camerino imitentAncône et restent avec le chef féodal hostiles au pon-tife.