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Tome premier.
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DES ÉVÊQUES.

A Selva Candida, en 1033, nous trouvons de grandsprivilèges.—Vers 1060, Agobbio est régie par un saint,Ardolphe, qui fait l’admiration de Damiano Romano.—Ostia est gouvernée par des saints; on y voit, en1034, le bienheureux Grégoire, et en 1038, saint PierreDamiano.

L’évêque de Porto, qui règne en 1036, voit Pâme dufeu pape Benoît VIII déchirée par les peines du purga-toire, et il s’adresse au frère de Benoît, le nouveaupape Jean XX, pour qu’elle soit rachetée par des œu-vres pieuses...

A Mont-Gassin, la libre élection, assurée d’avancepar un privilège, est de nouveau conquise contre uneréaction pontificale. En 1055, les moines nommentl’abbé Pierre, sans se préoccuper du saint-siège. Lepape, dit la chronique, décidé à soumettre le monastère,impose à l'abbé de se rendre à Rome avec huit moines,pour que son élection puisse être examinée par lacurie. Assez forte pour résister aux formalités, elledéjoue pour le moment le mauvais vouloir du saint-siège; mais, au bout de deux ans, un légat arrive àMont-Cassjn, et ouvre un procès contre l’élection del’abbé. Les moines déclarent à l’unanimité « qu’au vu« et au su de tout le monde, il n’appartient à personne« parmi les mortels de nommer leur abbé; ils l’ont« choisi librement, ils veulent le garder. » Le procèsétait presque gagné, lorsque quatre moines, moinspatients que les autres, appellent aux armes tous leshabitants de Saint-Germain. Le chapitre est assiégépar la multitude frémissante, et le peuple demande àconnaître qui veut lui arracher son abbé. « Je suis« perdu, s’écrie l’abbé, votre sottise" m’arrache la place« que personne ne pouvait m’enlever, a Fort de la fai-