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Tome premier.
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LA LIBRE ELECTION

blesse de l’abbé, le légat transforme sur-le-champ leprocès d’élection en un procès de rébellion. Les plushardis reculent ne voulant plus soutenir un abbéqu’il faut défendre par les armes; les quatre moinesqui avaient provoqué l’insurrection tombent à genouxpour demander leur pardon ; la débandade est géné-rale, et le légat en profite pour imposer un Allemand,Frédéric de Lorraine. Quand le légat rendit compte desa mission, le pape éclata de rire, « plurium exhilara-tus est '. » Cependant le nouvel abbé est nommé cardi-nal, et plus tard, le monastère se développe par l’abbéDidier, chef splendide, qui reconstruit le couvent, lechâteau, l’église, en faisant venir des ouvriers de By-zance, et qui, par les guerres, par les oblations, parles déditions s’étend sur une foule de ierres, et se rendsi populaire, qu’en 108b il est élevé de vive force autrône pontifical. Aussitôt le monastère est déclaré libre;désormais la multitude est satisfaite, elle n’aura plus àprendre les armes contre les légats du saint-siège quimenacent ses abbés.

Nulle part les évêques imposés ne peuvent tenir;quand les villes ne s’insurgent pas, la révolution arrivedu dehors, et ils se trouvent au ban de la religion,signalés à la vindicte publique. L’évêque de Pesaro estféodal, et Pierre Damiano l’accuse d’adultère, de vol,de tous les crimes; il demande à grands cris sa révoca-tion.—À Cliiusi, un évêque Pierre, nommé en 1030,combat les moines; accidentellement il est atteint d’uneparalysie qui lui tord la bouche, et Damiano le déclarefrappé par la main de Dieu.—Le même Damiano accuse

1 Léon d’Oslia.