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DES ÉVÊQUES.
l’évêque de Fano, et, l’accouplant avec celui de Pesaro,il dit qu’ils sont tous deux « diaboli ministros inta-ct mes. »
Le moine Udebrand voyage en promoteur des libresélections; c’est lui qui soutient les moines florentins ’,et décide le grand acte qui tourne l’ordalie du moyenâge contre la vieille Église féodale; et quand, plus tard,il est élevé au saint-siège, sous le nom de Grégoire VII,son premier acte est de nommer Pierre de Feu cardi-nal d’Albano. Ailleurs, l'idée de la révolution se faisaitchair dans des visions, et on voyait les âmes des simo-niaques errantes, gémissantes, plongées dans te feuéternel des enfers. La révolution passait par ricochetd’une ville à l’autre, avec toute la force fédérale de laliberté, fortifiée par les légendes, par les miracles, parles tours de force, par les moines ambulants, par tousles hasards qui secondent toujours les pouvoirs enprogrès.
La maison de Savoie, à la fois française et italienne,féodale et épiscopale, en retard et progressive, jouit dudouble avantage de réprimer les évêques chez elle etde les protéger en Italie. Nous avons vu que la com-tesse Adelaïs incendiait Ast pour lui imposer Giolem.A Rome, saint Pierre Damien appelait cette mégèreune nouvelle Débora.
Les Sardes ont deux maîtres, le pape et les Pisans : lepremier faible et absent, les seconds forts et présents.Les juges de l’île s’efforcent d’échapper aux Pisanspar le pape et on les voit dévots par calcul, prodi-guant les donations aux églises , et très-jaloux de
1 « Quos non pedelentim ratiocinando sed a parte et fortis-« sime défendit contra omnium opinionetn. »