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Tome premier.
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CONTHE LES. ÉVÊQUES.

lants n’est plus ni le vieil empereur d’Allemagneimposant ses hommes à Pavie ou à Lodi, ni le'des-pote de Byzance* déportant les archevêques de Bariou faisant jeter les patriarches du haut des tours deGrado. Ces ombres des vieux temps s’effacent à jamaisde la mémoire des hommes , sacrifiées aux prétentionsde Grégoire VII, toutes admises contre l’antique féoda-lité, toutes annulées devant les comices des villes ita-liennes, déclarés inviolables comme le pape de Rome,comme le Christ de l’Evangile. La séparation desdeux pouvoirs, cette grande franchise de l’Occident, serégénère ainsi pour opposer à la réaction de l’Egliseunitaire une Église libre et fédérale, sous la garde del’empereur réduit à l’état de symbole et reconnu par celaseul qu’il peut protéger et reconnaître toutes les trans-actions entre les villes et les comtes, étant le pouvoirlaïque et légal dans toute son étendue, républicain oumonarchique, démocratique ou féodal, et entièrementlivré à son essor, pourvu qu’il reste inflexible contrel’inquisition unitaire du pontife. Libre à Grégoire VIIde frapper la simonie, le sacrilège, la féodalité, le ma-riage des prêtres au sein du consistoire, qui est le con-seil d’Etatde toute république chrétienne. Libre à l’em-pereur de refouler dans le sanctuaire la religion desanciens temps pour inaugurer toutes les révolutionspossibles avec des pouvoirs indépendants.

Nous avons exposé les débats; quel sera le combat?Il restera dans les limites prédéterminées par la con-stitution de l’Italie, toujours pontificale et impériale,au nom de la liberté.

Les deux chefs, toujours attardés,ne cherchent que laréaction; ils s’efforcent de se raffermir en interprétanten rétrogrades l’ancienne tradition; mais les peuples,