DANS LES VILLES.
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et l’empereur, le mouvement s’arrête donc à cette in-terversion toute nouvelle, que le peuple des villes pon-tificales devient l’allié de l’empereur, tandis que lepeuple des villes impériales s’allie avec le pape, etcette double alliance, en sens inverse des deux domi-nations directes, assure l’affranchissement complet,dans les villes lombardes, par le pape contre l’empe-reur, dans les villes romaines, par l’empereur contrele pape.
L’histoire de chaque ville n’est que la réalisation decette loi générale.
Milan entre dans la période de la guerre en se mettantà la suite de l’empereur. En 1075, l’archevêque Tiebaldexcommunie Grégoire VII au concile dePavie. Son suc-cesseur, Anselme 111 de Ro, nommé par l’empereur,reste fidèle au schisme, pendant huit ans; mais en1092, au moment des grandes victoires impériales deMantoue et de Tricontaï, Milan se retourne pour aban-donner les victoires qui l’accablent. Son peuple suit lesconseils la comtesse Mathilde, qu’il trouve sage commeune sainte; son archevêque sacre un anli-roi pontificalConrad, qui se révolte contre l’empereur Henry IV, sonpère. Le nouvel archevêque Arnolphe, nommé parl’empereur, suspect aux citoyens, ne reçoit sa consécra-tion qu’au bout de deux ans; son successeur ne peutplus être nommé par l’empereur, et les nobles, en dé-route, jettent au peuple Anselme IV, un bonhomme,sourd, maladroit et dévoué à la comtesse, populo stultoepiscopus surdus. En 1101, son secrétaire Grossolanolui succède; encore un papiste lettré, s’habillant dedrap grossier, jouant le rôle d’un saint mal mis. Mal-heureusement pour lui, il est trop victorieux, les pa-pistes triomphent dans toute l'Italie avec la fureur de