m,
LA GUERRE DES INVESTITURES
« L’ancienne loi a été faite par des hommes; nous aussi« nous sommes des hommes, et nous avons le droit« de la changer —Quelle détestable présomption!
« s’écrient les moines, quelle abominable assertion!«quel exécrable blasphème! Personne n’a le droit« de sortir de la loi proclamée par Jésus-Christ. »Le juge Pierre Léon , vide le procès d’après lesprincipes de l’équité; en d’autres termes , jugeanten arbitre, il s’écarte de la lettre, et peut-être ausside l’esprit de la loi; les moines sont en déroute, etsuivant la chronique, on voit les abbés qui pleurent,qui gémissent sous la tyrannie de Rome, et toujourscondamnés à suivre l’évolution impériale dans la me-sure où elle est possible.
Ferento, sur la fin de la guerre, est schismatiquesous l’évêque Siro, que Uguelli appelle un tyran ; et laville embrasse un nouveau schisme qui dépasse l’èredes évêques.
Camerino, à son tour, reste avec les anti-papesdans les meilleurs temps des papes. — Osimo est l’asileinaccessible de l’anti-pape Sitvestre 111. — Fermo estdans le schisme de très-bonne heure. — Fano, plusqu’impériale, en 1117, combat son évêque et se dérobeau pontife.—Orvieto, très-tardive à se retourner, finitcependant par chasser en 1119 le parti pontifical.
Sur les terres du saint-siège les exceptions ne sontpresque toutes que des anticipations du revirementgénéral, de sorte que plusieurs villes commencent parse soustraire au pape, pour rester toujours dans l’al-liance opposée de l’empereur. — Ostie s’insurge dès1077 ; l’an premier de la guerre, l’empereur peut y
* V. la chronique de Farfa.