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LA GUERRE DES INVESTITURES
faut que le grand port du moyen âge se dérobe auxmarquis et tourne contre le pape suzerain de la Sar-daigne, et en 1016 les Pisans arrivent dans le camp del’empire qui leur octroie de nouveaux privilèges.
Florence, la ville de Pierre de Feu, reste longtempspontificale, encore dévote par calcul, se laissant subju-guer à force de donations qu’elle soutire à la comtesse.Cependant, dans les dernières années de la guerre,le peuple rassasié retourne sous le vent de l’empire. En1110, il effraie l’évêque orthodoxe. En 1113, son succes-seur, Gothefroy des comtes Alberti, est accusé de simo-nie, et, bien que cette accusation ait été annulée parle pape, elle suffit pour attester dans la ville très-pru-dente de Florence une tendance à s’éloigner de Piome.
Ferrare, vers la fin de la guerre, lutte contre lacomtesse et contre le saint-siège.
À Nonanlola, abbaye du marquisat, l’abbé veut êtreindépendant de l’évêque de Modène, tandis que la com-tesse appuie la juridiction épiscopale. Si l’abbé n’estpas schismatique, certes il est l’ennemi des ennemisde l’empereur et penche ainsi vers l’alliance impériale.
L’abbaye féminine de la Guastalla suit elle-mêmel’évolution des villes toscanes. En 1102, son abbesseobienl des concessions, et la comtesse Mathilde prometde lui léguer à sa mort l’indépendance du monastère.
Dans les dernières années de la guerre des investi-tures, toutes les villes toscanes s’animent contre lafausse unité du marquisat : Prato, Ferrare s’insurgent;Mantoue est en pleine insurrection; les villes les pluscâlines murmurent : àPopulonia, à Guastalla, à Nonan-tola, à Pise , à Florence , à Pistoie , dès 1107, la révo-lution n’est arrêtée qu’à force de donations. Vers la tinde sa vie, Mathilde ne règne plus qu’en combattant: