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Tome premier.
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DANS LE PACTE DE CHARLEMAGNE. 463

goire VII? En homme politique, il n’est qu’un meneurd’élections, rusé, madré, impitoyable ; comédien très-dur, on le voit imposteur à Florence, dans le dramede Pierre de Feu et simoniaque à la mort d’Etienne IX,à Rome, où il sème l’or à pleines mains. C’est lui quiappuie Grégoire VIcontre l’Allemagne, c’est lui quisollicite plus tard des papes allemands, c’est lui quileur apprend l’art de se faire passer pour Romains,c’est lui qui pousse à la grande guerre contre les con-firmations de l’Allemagne, qu’il n’écarte pas aumoment de son élection, mais qu’il n’accepte pasnon plus, insaisissable entre le oui et le non jus-qu’au moment de l’éclat. Qu’il est faux quand il amèneHenry IV à ses pieds, trompé par l’illusion des distan-ces ! Qu’il est misérable quand il flotte entre le César etl’an ti'César ! La révolution l’élève, l’bumilie, le jette dansdes prophéties démenties, dans des hyperboles héroï-comiques; ilsecroit un saint etil meurt en banqueroute.

Que dirons-nous de Pascal II, le Toscan à deux faces,le renard aux multiples parjures? Comment ne pas seréjouir de le voir châtié par l’empereur, ou quandil meurt de rage au milieu d’une émeute contre le pre-mier peuple de Rome? Que penser de Gelase II, sivulgaire dans l’infortune? Que penser de Calixte II,si vulgaire dans le succès, avec son chameau qui em-porte, la tête vers la queue, l’anti-pape Grégoire VIII?La comtesse est peut-être la seule qui s’élève au-dessusde tous; elle impose, mais comment? En se dérobantà nous sous le voile d’une triple légalité. Quandelle frappe, on ne voit jamais sa main; elle soulèveConrad contre son père, Adelaïs contre son mari,Henry V contre Henry IV; elle se joue de Conrad etpeut-être l’empoisonne, mais qui oserait l’affirmer ? Elle