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Tome quatrième.
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1G6 LA RESTAURATION PONTIFICALE ET IMPÉRIALE ("1494-1512).

États de Milan et de Naples. Ce pacte de spoliation,signé en 1508, reçut sur-le-chainp son exécution: l’ar-mée française mit en déroule les troupes vénitiennes,à la bataille de Vailà; sa victoire fut si éclatante etporta une telle épouvante dans les rangs de l’ennemi,que la république perdit en un jour toutes ses posses-sions de terre ferme. Ces communes, ces villes, cesseigneuries qu’elle avait assujetties peu à peu par le tra-vail des siècles, lui échappèrent tout d’un coup; ce pres-tige qui l’avait élevée un instant au-dessus de tous lesEtats italiens, cette prépondérance qui avait forcé tousles seigneurs à se liguer contre elle, tout disparut, etdans sa détresse le sénat crut faire acte de sagesse endéliant lui-même les peuples du serment de fidélité ,comme pour voir si, tous les moyens étant épuisés,le cri indigne de sauve qui peut trouverait encore unécho et des amis disposés à fraterniser au nom de lapanique.

Ce fut au milieu des illusions crées par la victoirefrançaise, lorsque l’Italie ne donnait plus aucun signede vie, quand tout le monde semblait avoir oublié saligue et les longues révolutions dont elle était le résul-tat, que Louis XII se vit soudainement entouré d’enne-mis, sur un terrain miné, avec des citadelles, des villes,des alliés, des troupes d’intelligence avec d’invisiblesadversaires qui s’étaient glissés dans son camp le jourmême de sa descente. Si de ses yeux il ne découvraitaucun mouvement, si toutes les perspectives se pré-sentaient en ligne droite devant lui, vides de combat-tants et à peine obscurcies au loin par de méprisablesfuyards, à tout coin de rue il avait laissé derrière luides soldats par milliers, prêts à l’attaquer sur les der-rières. Car enfin, quelle était sa prétention, si ce n’est