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Tome quatrième.
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LA DECADENCE DANS L1ÏS VILLES.

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riblo rendez-vous de Sinigaglia, où quatre seigneursperdaient la vie et l’État, sous les yeux de Machiavel;mais une fois cette fièvre courte et méchante de laFrance passée, nous trouvons la ville sous LodovicoEnfreducci.

Les amis de la France sont ceux que la secousse fran-çaise maltraite le plus : car ils se trouvent engagésexposés, compromis, et enfin livrés aux colères gibe-lines. Ainsi les Bentivoglio de Bologne s’aperçoiventbientôt qu’ils vivent dans une atmosphère troublée :ils ne peuvent garder le front serein, la douce im-partialité, l’air dynastique et bénin de leurs devanciers;leurs adversaires, de simples républicains qu’ils étaientnaguère dans la conspiration Malvezzi, deviennent gibe-lins avec les Marescotti. Ceux-ci, autrefois défenseurs dela dynastie, s’entendent secrètement avec César Borgia,et César Borgia, qui pose le siège de Bologne, divulgueleur conspiration dans le but de jeter l’épouvantedans le cœur des seigneurs assiégés. Sur le moment,les Bentivoglio dissimulent; mais lorsque le dangers’évanouit, ils ordonnent le massacre des Marescotti,qu’on tue, au nombre de huit, les uns dans le palaismême des seigneurs, les autres çà et là, dans lesrues, et l’un d’eux dans son lit, à côté de sa femme.Toute leur parenté, tous leurs clients se voient me-nacés. C’est une proscription taciturne sans qu’aucuneconsidération d’humanité, de politique ou de justiceindique où finira le carnage. Le chef de la famille,Galéas Marescotti, âgé de quatre-vingt-seize ans,avait, pendant un demi-siècle, rendu de tels ser-vices à la dynastie, l’avait arrachée à tant de mas-sacres et si héroïquement vengée, que tout le mondes’inclinait devant lui et le vénérait comme un oracle