ce qui regarde son émule de gloire : Turenno a con-sacré sa vie tout entière à l’étude incessante, persévé-rante des choses de la guerre; aussi son génie, quin’était peut-être qu’une longue patience, n’a-t-iljamais cessé de grandir. « Pour le connaître, il fautle suivre jusqu’à Sasbach : chez lui, chaque jourmarque un progrès; aucune leçon n’est perdue. Laprudence était de son tempérament; la réflexion luidonna l’audace : sa dernière campagne sera la plushardie et la plus belle. » (Duc d’Aumale.)
Cadet de la maison de Bouillon, Henri de la Tourd’Auvergne, vicomle de Turenne (né à Sedan le11 septembre 1611), était destiné par sa naissance àla carrière des armes. Jusqu’à douze ans, toutefois,au dire de ses biographes, sa complexion délicatelit craindre qu’il ne fût jamais capable de supporterles fatigues de l’état militaire, — assertion qu’on nedoit pas sans doute prendre trop au pied de la lettre,puisqu’au commencement de 1625, c’est-à-dire avantqu’il eût accompli sa quatorzième année, sa mère lejugea assez formé pour prendre du service. Il futenvoyé en Hollande, auprès de son oncle maternel,Maurice de Nassau, capitaine général et amiral desProvinces-Unies.
Ce célèbre capitaine venait de recommencer contre
depuis que nous avons publié notre Index bibliographique géné-ral (en tête du tome I or , Campagnes de Gustave-Adolphe). Il y ;ilieu cependant de faire une légère rectification au paragraphequi s’y l’apporte: l'ouvrage intitulé: MUitœrische (leschichte desMarschalls Vicomte de Turenne (Mannheim, 171)7, in-8°). indi-qué comme anonyme, n’est que la réimpression de la premièrepartie du livre du major baron O’Cahill : Geschichle der grœsslcnIlecrfiihrer ncuercr Zeiten (Frankenthal, 1789, l'd vol.).