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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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il reçut la nouvelle de la prise de la Capelle et dela marche du cardinal de la Valette, qui venaitau secours du vicomte de Turenne; c’est pourquoiil fit faire une attaque générale pour emporter Mau-beuge avant son arrivée. Mais il fut si bien reçupar ce vicomte, qui ne s’était pas troublé dans lepéril, qu’ayant été battu de tous côtés et repousséavec une extrême vigueur, il résolut de lever lesiège (’). »

Turenne n’était cependant pas hors d’affaire, carle cardinal-infant et Piccolomini étaient allés prendreune bonne position non loin de la ville, à Pont-sur-Sambre, de façon à empêcher la jonction des deuxfraclions de l’armée française. Ce fut précisément làque la Valette donna rendez-vous à son lieutenant,et il se réunit à lui sous les yeux de l’ennemi, qui,ne se jugeant pas assez fort pour y mettre obstacle,commença aussitôt sa retraite. Il ne l’opéra pastoutefois si vite que la cavalerie de Turenne ne put.rejoindre celle de Piccolomini et la mettre endéroule; le fende l’infanterie espagnole, embusquéedans les jardins et les vergers qui entouraient Pont-sur-Sambre, força les Français à suspendre la pour-suite; mais le cardinal-infant se hâta de rentrer dansles Pays-Bas.

En 1G38, la Valette, chargé du commandementde l’armée d’Italie, fut bien obligé de se passer deTurenne, que Richelieu chargea, conjointement avecle comte, — depuis maréchal de Guébriant, — deconduire des renforts au duc de Weimar. Celui-ci,

f) Mémoires du marquis de Monglat (maréchal de camp,mort en 1G75).