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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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hofen et Wittnau dans le ravin de Merzhausen.Turenne, qui avait un grand détour à faire et degrands obstacles matériels à vaincre, partirait de grandmatin, et, afin que les deux attaques fussent autantque possible simultanées, il était convenu que le ducd’Anguien ne s’engagerait que « trois heures avant lanuit », c’est-à-dire, dans cette saison, vers 5 heuresdu soir.

Le maréchal se mit en marche à la pointe du jour.Pendant ce temps, le duc prenait à loisir son ordre debataille à la hauteur de Wolfenveiler. Son infanterie,forte de 6 bataillons, se forma sur trois lignes, de2 bataillons chacune : le maréchal d’Espenan com-mandait la première, le comte de Tourncn ladeuxième, le maréchal de Gramont la troisième ; lacavalerie, sous le comte de Palluau, devait se porterà gauche dans la plaine, entre le Schœnberg et leMooswald, pour empêcher la cavalerie bavaroise deprendre en flanc les colonnes d’attaque. A l’heurefixée, Anguien donna le signal et d’Espenan, débou-chant par Ebringen, se lança à l’assaut. Troisrégiments bavarois étaient prêts à le recevoir, etRauschenberg, qui les commandait, fit faire un feusi violent que la première ligne française perditbeaucoup de monde sans pouvoir franchir les abattis.La voyant fléchir, Anguien se mit avec Tournon à latête de la seconde ligne, tandis que la troisièmes’avançait à gauche pour soutenir l’attaque. Celle-ciréussit enfin : les Français pénétrèrent dans lesretranchements, que l’ennemi abandonna en désordre,et parvinrent à s’emparer de quelques-unes desredoutes qui les appuyaient. Puis l’obscurité étant