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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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si rapidement construites, ne pouvaient avoir la soli-dité des premières; mais ils y avaient remédié enmultipliant les abattis, ce que la proximité des boisleur rendait facile. Leur infanterie, sous Rauschen-berg, garnissait le plateau, depuis la Wonnhalde,son point culminant (au-dessus et à l’est du Merzhau-sen), jusqu’à la croupe qui regarde Fribourg (aujour-d’hui le Lorettoberg) ; la cavalerie était réunie entrele pied de cette croupe et la Dreisam, en avant duvillage d’Àdelliausen (Wiehre), oii Mercy avait établison quartier général. Le général bavarois avait uti-lisé, pour couvrir sa droite dans la plaine, quelquesparties de son ancienne ligne de circonvallation etnotamment un ouvrage fermé, construit au début dusiège, oii il avait placé 5 pièces.

Dans la soirée du 4, un déserteur bavarois vintannoncer que l’ennemi se disposait à battre enretraite. Cela n’était pas absolument exact, car Mercyne pouvait ni ne voulait se retirer sans avoir tentéde nouveau la fortune des armes : seulement, enprévision d’une retraite que le manque de vivresrendait inévitable, quoi qu’il arrivât, il avait com-mencé à faire filer ses bagages vers St. Peter.Quoi qu’il en soit, le duc d’Anguien, craignant quel’ennemi ne lui échappât, résolut d’attaquer le lende-main de bonne 1 heure. Lui non plus, d’ailleurs, nesongeait nullement à abandonner la partie sans com-battre, bien que, dans son rapport, Mercy sembledire que les Français avaient ébauché sur le soir unmouvement rétrograde et que ce furent les renseigne-ments apportés par le transfuge qui les détermi-nèrent à se reporter en avant : la nouvelle en ques-