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tion ne fit que décider Anguien à ne pas différerl’attaque davantage.
Le 5 août, de grand matin, l’armée française seforma en bataille sur le Mühlenbach — c’est le nomdu ruisseau qui descend du ravin de Merzhausen. Adroite, l’infanterie franco-weimarienne, que d’Aumontcommandait sous Turenne, devait s’élancer de Merz-lrausen sur la gauche bavaroise; à gauche, l’infante-rie française, conduite par d’Espenan, devait se diri-ger contre la partie septentrionale du Josephsberg;le centre n’était composé que de 2 bataillons, char-gés de relier les deux attaques principales. Quantà la cavalerie, que commandait Gramont, elle étaitplacée à l’extrême gauche, dans la plaine, afin decontenir la cavalerie de Jean de Wœrth ; cependantquelques escadrons weimariens, sous Taupadel,avaient été maintenus à l’aile opposée, en soutien ded’Aumont, bien que le terrain ne fût pas précisé-ment propice à leur action.
Le combat allait s’engager et l’artillerie françaiseavait déjà ouvert son feu, lorsque, vers 8 heures,un officier, revenant d’une reconnaissance à l’extrêmegauche des positions bavaroises, assura que l’ennemibattait décidément en retraite : sans doute, il avaitassisté de loin au défilé des convois, qui avait reprisdès le matin. Anguien et Turenne se trouvaient à cemoment sur une éminence au sud d’Uffhausen : dési-reux de contrôler le bien fondé du rapport qu’ilsvenaient de recevoir, ils se portèrent au galop au delàde Merzhausen, après avoir donné l’ordre exprès dene faire aucun mouvement qu’ils ne fussent de retour.Mais bientôt le bruit d’un violent combat leur fit