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de l’ennemi ; ces assauts réitérés ébranlèrent l'infan-terie bavaroise au point que Mercy fut obligé, pourse maintenir sur ses positions, de faire mettre pied àterre à une partie de ses cavaliers restés sans emploidans la plaine j 1 ). Il perdit beaucoup de monde, —entre autres son frère, le général-major Gaspard deMercy, — mais il tint bon jusqu’à la fin. A la droitefrançaise, Turenne, qui cherchait à prendre pied surla Wonnhalde, était moins heureux encore : ses sol-dats « étaient si fort rebutés qu’ils approchèrent trèspeu de l’ennemi », et tout ce que le maréchal putpromettreau ducd’Anguien, c’est « que, quelque choseque l’on souffrît, il tâcherait de ne pas se retirerentièrement qu’il ne fît nuit ».
La journée touchait heureusement à sa fin, carl’armée française était à bout de forces et de courage.De toute la cavalerie, il n’y avait eu, à la vérité, d’en-gagés que les escadrons de Taupadet, qui, du reste,semblent avoir combattu plus à pied qu’à cheval ; maisl’infanterie était « toute ruinée ». Au dire de Gra-mont, « elle était dans un état effroyable, et ne fai-sait plus que parer le ventre aux mousquetades dontelle tâchait de se mettre à l’abri en se collant le plusqu’elle pouvait contre l’abattis d’arbres que les enne-mis avaient fait » ( 2 ). Et le maréchal, de son côté :« Il est certain que si l’ennemi eût pu juger bien sai-
(') Mercy ne crut pas devoir faire agir sa cavalerie, la jugeanttrop peu nombreuse pour que son intervention fut efficace :"... Si la cavalerie de l’ennemi n’avait pas été de beaucoup supé-rieure à la nôtre, écrit-il dans son rapport du 7 août, une actiongénérale se fut engagée, qui nous eut permis, je crois, de l’ex-terminer. »
( 2 ) Mémoires du maréchal (le Gramont.