Buch 
Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
Entstehung
Seite
78
JPEG-Download
 

seconde journée qu’à la première », attendu que leduc d’Anguien n’avait « pas assez affaibli Mercy pourtenter de défiler devant un tel ennemi, qui, bienposté, pouvait choisir le moment et donner dans leflanc de son adversaire par le défilé de la Dreisam ».Quelque spécieux que soit ce dernier argument, il nedisculpe qu’incomplètement le prince des reprochesqui lui ont été adressés, et la critique de Napoléonreste fondée, surtout si l’on en retranche, comme l’afait von Lossau, ce qu’elle peut avoir d’un peu absolu.Il eût été, en effet, assez dangereux pour l’arméefrançaise, qui avait ses communications principalespar Brisach avec le Rhin, d’aller s’établir dans lePelersthal, puisque, si elle se fût ainsi interposéeentre l’ennemi et Villingen, l’ennemi, en revanche,s’interposait entre elle et Fribourg, et que d’autrepart elle ne pouvait trouver à vivre dans la forêtNoire. Mais rien n’empêchait les Français de prendreposition, sinon tout à fait sur les derrières, du moinssur le flanc de l’ennemi, par exemple à Denzlingen,d’où ils eussent pu, sans se compromettre, enlever lesconvois de Mercy; ce mouvement aurait probable-ment décidé le général bavarois à faire sa retraiteplus tôt. 11 est vrai qu’alors, n’étant pas affaibli commeil le fut par les attaques du 3 et du 5, il aurait sansdoute cherché à livrer bataille auparavant ; mais dumoins l’armée française aurait pu combattre dans desconditions de terrain moins désavantageuses pourelle, et ne se serait pas retirée de la lutte presqueaussi « ruinée », en somme, que l’armée ennemie (’).

(') Quant au dernier reproche que Napoléon fuit au duc d’An.guicn, qui, selon lui, “ voulant attaquer, devait attaquer le 4 »,