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Le duc d’Anguien, arrivé le 3 au malin en vue deNœrdlingen, s’apprêtait à investir la place, lorsquedes prisonniers l’instruisirent de la position de Mercy.Aussitôt il se porta en avant avec Turenne et Gra-mont, reconnut rapidement le terrain et se convain-quit qu’il n’y avait de possible que l’attaque de front.Or, la lapon dont l’ennemi avait tiré parti des obsta-cles naturels rendait cette attaque périlleuse et lesuccès très problématique; du moins Turenne enjugea ainsi et chercha à dissuader Anguien d’engagerle combat. Mais le prince « avait tellement coutumede vaincre qu’il ne croyait pas pouvoir être battu etil se croyait par avance déjà victorieux » ('). 11 ne sedemanda pas s’il ne vaudrait pas mieux forcer Mercyà déloger en manœuvrant, comme il y avait réussirécemment encore, et il arrêta ses dispositions decombat.
L’armée se mit en mouvement vers midi ; mais illui fallut plus de quatre heures pour se former,« lenteur qui nous paraît inconcevable, qui dénote,même pour le temps, peu d’habileté manœuvrière, etqui constitue déjà une faute tactique » ( 2 ). Enfin, lestroupes se trouvèrent rangées de la façon suivante :
Le centre, aux ordres du comte de Marsin, fai-sait face à Allerheim ; il était fort de 10 bataillons(7 en première ligne, 3 en seconde ligne) et de o esca-
auteur qui donne à Mercy « 17,000 à 18,000 hommes - ; Ramsay,Turenne, Rothenburg et La Roche du Jarrys estiment qu'iln’avait pas plus de 15,000 hommes. Le capitaine von Zanthier,que Clausewitz a suivi, dit 14,000 hommes seulement. ( Feldzv.gedes Vicomte Turenne.)
(<) Mémoires de Montglat.
( ! ) Général-lieutenant von Lossau.