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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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tirons de gendarmes et clievau-légcrs, placés en sou-tien, c’est-à-dire formant une troisième ligne ;

L’aile droite, sous le maréchal de Gramont, com-prenait toute la cavalerie de France (10 escadrons,dont 6 en première ligne); en troisième ligne setrouvaient, comme réserve, 4 bataillons et 6 escadrons,à la tète desquels était placé le chevalier de Chabot ;

L’aile gauche, que commandait Turenne, se com-posait de la cavalerie weimarienne : 5 escadrons enpremière ligne, 4 en seconde ligne. L’armée hessoise(6 bataillons, 12 escadrons) formait en arrière uneforte troisième ligne, dont Geiso conduisait la droite(qui s’étendait jusque derrière le centre de l’ordre debataille) et le colonel weimarien Oelieim la gauche.Turenne avait obtenu qu’on ne disloquât pas cettearmée, dont tous les historiens reconnaissent lesgrandes qualités militaires et qui constituait unesorte de réserve générale d’une grande valeur.

L’effectif total de l’armée combinée était de 17,000hommes, répartis en 20 bataillons et 45 cscadrons(').Son front, qui débordait sensiblement celui de l’en-nemi, à gauche, offrait un développement de 1,900à 2,000 mètres.

L’artillerie française, dont les 27 bouches à feu

(') Les auteurs français et allemands sont d'accord sur cechiffre de 17,000 hommes. Ce que personne n'explique, c’est,que d’Anguien n’ait pas pu mettre plus de monde on ligne, alorsqu’il avait 28,000 hommes après sa jonction avec Turenne, unmois auparavant. La défection de Kœnigsmark ne lui avaitenlevé en somme que 4,000 hommes ; on ne s’était pas encoresérieusement battu, et ce n’étaient pas les garnisons laissées dansles deux ou trois petites places emportées depuis le passage deNeckar, qui avaient du affaiblir beaucoup l’armée.