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étaient en batterie devant la première ligne, maisprincipalement devant le centre (18 pièces), ouvritson feu sur Allerheim entre 4 heures et 4 heures 1/2 ;toutefois, ses boulets ne produisirent pas grandeffet, tandis que l’artillerie ennemie, mieux postée etgarantie par des épaulements, causait d’assez grandsravages dans les rangs des Français. C’est pourquoi'le duc d’Anguien se résolut à brusquer l’attaque et illança trois des bataillons de la première ligne contrele village. L’entrée en fut forcée rapidement, carl’ennemi avait concentré ses moyens de défense autourde l’église, qui formait, avec le cimetière entouré demurs et quelques gros bâtiments crénelés, un réduitd’autant plus solide que le défaut d’espace empêchaitde l’aborder. Marsin y fut blessé grièvement et sestroupes, « rebutées » par un feu violent, ne tardèrentpas à plier. Le maréchal de camp de la Moussaye,accouru avec des bataillons frais, ne fut pas plusheureux et le duc d’Anguien, qui ramena toute soninfanterie au feu, échoua à son tour, en dépit de sabouillante valeur. Le village resta aux Bavarois.Malheureusement pour eux, leur général en chef yfut mortellement atteint en payant bravement de sapersonne, et cette perte irréparable, qui d’abord nefit que les exciter davantage, ne pouvait manquerd’exercer une influence funeste sur le sort de lajournée.
La bataille, pour le moment, semblait déjà presquedécidée contre les Français. Non seulement leurcentre était repoussé, mais leur aile droite venaitd’être complètement mise en déroute. Le maréchalde Gramont s’était porté en avant malgré les diffi-