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entretenus en Bavière qu’en Autriche, préféraientsans hésiter le service du vassal h celui du suzerain ;mais elle avait touché davantage les colonels et lesgénéraux, à qui l’Empereur pouvait offrir des titresde noblesse et des biens confisqués. Maximilienempêcha leur défection en faisant venir et en gardantauprès de lui ceux dont la fidélité lui paraissait leplus facile à ébranler, et notamment Jean de Wœrth,auquel il confia provisoirement le commandement enchef de l’armée que Gelcen se voyait obligé de rési-gner à cause de son grand âge et de ses blessures (').Quant aux soldats, l’Électeur n’eut pas de peine àprévenir leur désertion en ne les laissant manquer derien ; quoique alors décidé ù observer scrupuleusementl’armistice qu’il venait de signer, il n’entendait nulle-ment licencier ses troupes avant que les négociationsde Munster et d’Osnabrück eussent abouti à un traitédéfinitif; il reporta donc son armée au chiffre de15,000 hommes et l’établit à Landshut, en attendantles événements.
La double déconvenue que l’Empereur éprouva dece côté lui causa de grands embarras. Bien qu’il eût
(') Quelque temps après, il est vrai, Jean do Wœrth se laissade nouveau séduire par los promesses do Ferdinand III et formaun complot avec le général-major Sporck et le colonel Kreutz envue d’amener à l’Empereur l’armée bavaroise tout entière. Maisla conjuration fut découverte à temps, et Jean do Wœrth n’eutque le temps de s’enfuir en Autriche avec ses complices. Maxi-milien donna alors le commandement de l’armée au comteGronsfeld, qu’il nomma fcld-maréchal. Nous nous contentons derappeler ici sommairement cet événement, qui sort do notrecadre, à cause du retentissement qu'il eut en son temps et do latension nouvelle qui en résulta dans les rapports de l’Electeur etde l’Empereur.