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Strasbourgeois. Turenne « fut, quelque temps endoute s’il les chargerait, ce qui était facile, car ilsétaient en grande confusion ». Toutefois, il reculadevant cette extrémité, en songeant aux servicespassés de ces vieux compagnons de tant de luttes, etil les. suivit sur la rive droite du Rhin, ne désespé-rant pas encore de les faire rentrer dans le devoir. Ilcomptait être aidé dans cette tâche par Roscn (carTaupadel, très attaché à la France, était mort peu detempsavant la révolte, qu’il aurait peut-êtreernpôchée).Mais Rosen, tout en ménageant les apparences, était,au fond, parfaitement d’accord avec les révoltés, etprès d’un mois se passa en pourparlers inutiles, pen-dant lesquels les Weimaricns, marchant toujours,s’avancèrent peu à peu vers le nord.
A la lin, Turenne se lassa du rôle de général pri-sonnier de ses propres troupes, qu’il était en réalité,bien qu’on continuât à lui témoigner la plus grandedéférence, et il prit le parti de faire enlever Rosenpar une compagnie appelée secrètement de I'hilipps-bourg. Cet acte de vigueur avança ses affaires plusque toutes ses objurgations : « tous les officiers jus-qu’aux caporaux » firent leur soumission, ainsi qu’uncertain nombre de cavaliers. Toutefois, la majoritédes soldats persista dans sa résolution de ne passervir en France et, s’étant choisi des chefs dansses rangs, se dirigea vers la Franconic. Celle fois,Turenne n’hésita plus : craignant que les rebelles nesc vendissent aux Bavarois, peut-être même à l’Em-pereur, il se mit à leur poursuite, les atteignit dansla vallée de la Tauber, entre Kœnigshofen et Arnstein,leur tua 300 hommes et en prit à peu près autant