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seulement la campagne de 1047 restait à peu prèscomplètement stérile, grâce à la politique tortueusede Mazarin, mais encore la France perdait presquetous les fruits des précédentes campagnes en Alle-magne. En effet, quand l’électeur de Bavière vit lesFrançais éloignés de ses États et qu’il eut appris larévolte des Weimariens, il céda aux instances desprinces catholiques qui le pressaient d’oublier sesgriefs contre l’Empereur et de reprendre les armespour la cause commune ('). Maximilien ne dénonçatoutefois l’armistice d’Ulm — lequel expirait le14 septembre 1047 — qu’en ce qui concernait laSuède, et, en s’engageant, par la convention de Pas-sau, à réunir de nouveau ses troupes à celles de l’Em-pire, pour chasser les « hérétiques » de l’Allemagne,il prit soin de déclarer qu’il continuerait à observerla neutralité vis-à-vis de la France, si elle consentaità abandonner les Suédois à eux-mêmes. Mazarin,qui ne pouvait naturellement admettre une semblabledistinction, répondit à la déclaration de l’Electeuren ordonnant à Turenne de marcher sur le Hhin.
Seulement, il était déjà bien tard, et 1’ « équilibre »que le cardinal s’était flatté de maintenir entre l’em-pire et la Suède était maintenant rompu au détrimentde celle-ci, par conséquent au détriment de la France.Wrangel, qui, après le départ de Turenne, s’étaitdirigé vers la Bohême et s’était emparé d’Eger(17 juillet), avait réussi à en imposer à Melandcr
(') Maximilien se plaignail d'ailleurs que l’armistice eut étéviolé par Kœnigsmark, qui, opérant isolément dans lo nord del’Allemagne contre le feld-maréchal I.amboy, venu des Pays-Bas,avait envahiet rançonné l’électorat de Cologne.