— 142
par Remlingen, Tauber-Bischofshcim et Crailsheim;W range! par Kilzingen, Uffenheim, Windsheim etLeutershausen. Comme il eût été dangereux de con-tinuer à marcher isolément, les Français et les Sué-dois effectuèrent leur jonction, le 23, dans la plainequi s’étend entre Feuchtwang et Dinkelsbühl, puis,après quelques jours de repos, se dirigèrent surDonauwœrth. Melunder passa alors sur la rive droitedu Danube ei prit son camp à Woliburg, à l’estd’ingolstadt, tandis que Gronsfeld marchait surBain pour disputer à l’ennemi le passage du Lech.
Cependant, Turenne et Wrangel ne s’étaient pasmis d’accord sur la suite de leurs opérations. Legénéral suédois aurait voulu se rapprocher de laBohême pour débloquer Eger, qui clait assiégé parles Impériaux; le maréchal ne voulait pas s’éloignerde la Souabe.de peur de perdre ses communications.Comme Wrangel paraissait tenir beaucoup à déli-vrer sa conquête de l’été dernier, Turenne le laissas’éloigner seul dans la direction du haut Palatinatet se retira dans la moyenne Franconie, où il pritune position d’attente. Au reste, les Suédois n’allèrentpas bien loin. La séparation des deux armées ayanttait croire à l’ennemi que la mésintelligence avaitéclaté entre leurs chefs, Gronsfeld se réunit de nou-veau à Melander, et tous deux repassèrent le Danubeà Katisbonne; de là, ils s’avancèrent par Schwan-dorf sur Àmberg, que Wrangel avait fait assiéger parKœnigsmark, pendant que lui-même dévastait lehaut Palatinat. Informé de l’arrivée des Austro-Bava-rois, W rangel rappela Kœnigsmark, qu’il envoyaravitailler Eger, cl se mit en devoir de rejoindre