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hauteurs, à gauche, aurait eu l’avantage de la posi-tion; bientôt cependant, sentant bien qu’il ne pour-rait éviter le combat, et croyant s’apercevoir qu’unepartie de l’infanterie française était restée en arrière,il prit le parti de descendre dans la plaine et de mar-cher â l’ennemi. Mais du Plessis, qui se préparaitlui-même à prendre l’offensive, avait eu le temps dese former en bataille. Il avait placé son armée surdeux lignes : au centre, l’infanterie sous Rosen, l’an-cien lieutenant de Turenne, avec quelques escadronsen soutien; à gauche, la moitié de la cavalerie, sousle marquis d’Iiocquincourt; à droite, l’autre moitié,sous le marquis de Villequier. De son côté, Turenneavait disposé ses 8,000 hommes sur deux lignes : lacavalerie allemande, commandée par le lieutenantgénéral La Fauge, formait l’aile droite; la cavalerielorraine, aux ordres du comte de Ligneville, l’ailegauche; quant au centre, composé de troupes fran-çaises, il comprenait les régiments d’infanterie desmarquis de Beau vau et de Boulteville, flanqués àdroite par les escadrons du marquis de Montausier,à gauche par ceux du marquis de Duras (').
Le maréchal, se mettant à la tête de sa gauche,attaqua avec vigueur l’aile droite de l’armée royaleet réussit à la rompre; toutefois, les escadrons deVillequier n’ayant pas lâché pied, une mêlée s’en-
(') Le dénombrement des bataillons et escadrons mis en lignede part et d’autre, que l’on trouve dans quelques auteurs, a parutrop peu sur pour qu’on crût devoir le reproduire ici. Dans ce.ttepériode, on n'a malheureusement plus les relations et documentsétrangers pour compléter et contrôler les récits souvent diver-gents des mémoires français.