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suivit et la cavalerie lorraine finit par se trouverpresque aussi désunie que celle de du Plessis. Aucentre, le combat, bientôt engagé, tourna égalementau désavantage des troupes royales, mais il n’en futpas de mémo à l’aile gauche française, qui mit endéroute les Allemands de La Fauge et fit leur chefprisonnier. Alors d’IIocquincourt , laissant ltosenpoursuivre les fuyards avec les escadrons du centre,se porta vivement au secours de Villequier, le dé-gagea après un combat opiniâtre et permit ainsi àdu Plessis de rallier toutes ses troupes en vue d’unecontre-attaque. Cet effort fut couronné de succès ; lecentre et la gauche de Turenne, débordés, ne lar-dèrent pas à être refoulés en désordre. Le maréchal,dont le cheval avait été blessé, fut à plusieurs reprisesen grand danger d’être pris; il réussit, pourtant àgagner Bar-le-Duc, d’où il se rendit à Montinédy.
La journée dite de Rethel coûtait à Turenne sonarmée : 1,200 hommes étaient tués; 0,000 prison-niers et le reste en fuite; il n’avait pas 500 chevauxavec lui quand il arriva sur l’Ornain. CependantNapoléon semble s’être montré un peu trop sévèrepour le maréchal dans scs observations sur la cam-pagne de 1650 : « Turenne, dit-il, engagea mal àpropos le combat ; aussitôt qu’il eut connaissance dela reddition de Rethel, son but était manqué, il de-vait opérer sa retraite et faire au moins sept lieues(au lieu de quatre) dans la journée ; il n’eût pas alorsété atteint par l’armée française ; il n’eût pas été con-traint de recevoir le combat contre une armée supé-rieure. » Il est certain que le maréchal ne déployapas dans sa retraite la même activité que du Plessis