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Précis des campagnes de Turenne 1644-1675 / [H. Turenne]
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férences s’étaient ouvertes, grâce à la médiation duPape et de la République de Venise, pour amener lerétablissement de la paix entre la France et l’Espagne,il annonça à l’archiduc « qu’ayant fait de son côtétout ce à quoi il s’était obligé pour la paix, il s’enallait à Paris ». Il .n’y trouva plus le cardinal, quela coalition de tous les partis avait forcé de s’exilerà Cologne ; mais il reçut bon accueil de la reinerégente, et le prince de Condé lui prodigua, aumoins dans les premiers moments, les témoignagesde sa reconnaissance et de son affection. « Mainte-nant, dit un peu emphatiquement Ramsay, les nuagesqui avaient obscurci pendant une année la gloire deTu renne sont dissipés pour toujours; elle va repren-dre tout son éclat et il ne sera plus désormais que ledéfenseur de la patrie et l’appui le plus assuré dutrône. »

L’année ne devait pas s’écouler sans que le maré-chal eût à donner des preuves de sa fidélité à la causeroyale, et par un de ces retours si fréquents auxépoques de guerre civile, c’était avec Condé qu’ilallait se trouver aux prises. Le prince avait espéréqu’Anne d'Autriche lui abandonnerait le pouvoir,en dédommagement de ses deux années de captivité ;or, c’était toujours Mazarin qui, au fond de son exil,gouvernait la reine et la France. Irrité de se voirrelégué au second plan, Condé quitta Paris le jourmême oii le Parlement proclamait Louis XIV majeur(0 septembre), alla soulever la Guyenne et bientôttraita avec l’Espagne. 11 paraît qu’il avait, fait tousses efforts pour entraîner de nouveau Turenne dansson parti; mais le maréchal, rentré dans la voie du