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de la Férié, laissé jusque-là sur les frontières deChampagne et de Lorraine, et pendant que la courvenait s’établir à Saint-Denis, les deux maréchauxse dirigèrent vers Suresnes et Saint-Cloud. Turennedonna ordre de jeter un pont en face d’Épinay, etcommença par faire passer le corps de La Ferté dansla presqu’île de Gennevilliers (1 er juillet). A cette nou-velle, Condé, jugeant qu’il aurait bientôt sur les brastoute l’armée royale, bien supérieure à la sienne,résolut de décamper et d’aller se poster de l’autrecôté de, Paris, à Charenton, entre la Seine et laMarne. 11 mit son armée en marche le soir même,entre 8 et 9 heures, passa le pont de Saint-Cloud,qu’il fit rompre derrière lui, traversa le bois de Bou-logne et arriva à la porte dite de la Conférence. Maisles Parisiens commençaient à être las de la guerrecivile et un parti considérable se formait, qui préfé-rait après tout l’autorité royale au joug capricieuxdes princes. On n’en était pas encore à ouvrir lesportes au roi, mais on les ferma sans hésiter à Condé,qui fut par suite obligé de faire le tour de la ville parles faubourgs du nord. Turenne, prévenu, s’avançade Saint-Denis et, vers 6 heures du matin, attaqual’arrière-garde du prince, près des portes Saint-Deniset Saint-Martin ; toutefois, La Ferté étant encore audelà de la Seine, le maréchal préféra réunir toutes scstroupes avant de s’engager à fond ; Condé put doncgagner le faubourg Saint-Antoine et, voyant qu’iln’aurait pas le temps d’atteindre Charenton, s’y arrêta.Ce faubourg consistait en trois rues principales, par-tant de la porte Saint-Antoine et divergeant ensuiteen éventail : au centre, la grande rue du faubourg
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