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Saint-Antoine; à gauche (au nord), la ruedcCharonne;à droite (au sud), la rue de Cliarenton, que plusieursvoies transversales réunissaient entre elles et où alter-naient les terrains vagues, les jardins, les enclos, lescouvents, les maisons de plaisance. Une lelle dispo-sition favorisait d’autant mieux la défense que toutesles avenues étaient couvertes par des retranchementsque les Parisiens avaient élevés tout récemment pourse mettre à l’abri des incursions du duc de Lorraine.Le prince improvisa en arrière trois ou quatre lignesde barricades, fit créneler les maisons, organisa destraverses et des coupures, en un mot lira du terrainle meilleur parti possible. C’est sur cet espace res-treint, véritable champ clos, entre Paris, dont lesremparts étaient garnis de curieux, et les hauteursde Charonné, où la cour s’était transportée pourassister en bonne place à la bataille, que les deuxgrands généraux allaient déployer l’un contre l’autretout ce qu’ils avaient d’habileté et de courage.
Turennc avait 10,000 à 11,000 hommes; sonadversaire,b,000tout au plus. Le maréchal se croyaitdonc sûr du succès; mais il persistait âne pas vouloirentamer faction avant l’arrivée de La Ferlé. L’impa-tience de la cour, venue là comme à un spectacle,l’obligea d’attaquer sans plus attendre, « comme s’iln’y avait eu qu’à s’avancer pour défaire entièrementles ennemis ». La topographie des lieux ne se prêtaitguère à des combinaisons tactiques bien variées et ceque la plupart des historiens appellent la « bataille »du faubourg Saint-Antoine, n’est en réalité qu’unviolent combat de rues. Condé avait chargé le duc deNemours de la défense de la rue de Cliarenton; le