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l’influence de « Mademoiselle », qui était parvenue àdécider les Parisiens, ou du moins leurs principauxmeneurs, à se déclarer pour Coudé. Celui-ci échappaainsi à une perte certaine, traversa Paris et vintprendre position au sud de la ville, dans le faubourgSaint-Victor, à l’abri des remparts et de la petiterivière des Gobelins.
Turenne ne tira donc aucun profit d’une victoirequi ne lui avait pas coûté moins de monde qu’à sonrival 11 ramena son armée épuisée à Saint-Denis, où la cour revint de son côté. Peu après, onapprit que l’armée espagnole des Pays-Bas, aux ordresde Fuensaldana, se préparait de nouveau à envahir laFrance pour marcher au secours de Condé, et que leduc de Lorraine, se considérant comme dégagé de sespromesses, puisqu’il avait repassé la frontière, venaitde rentrer en Champagne avec son armée. L’alarmefut grande à Saint-Denis et le cardinal proposa à larégente de chercher un refuge à Lyon. Turenne,à qui il ne restait pourtant plus que 8,000 hommes,émit un avis opposé : il représenta au cardinal quela retraite de la cour entraînerait infailliblement laperte de toutes les places-frontières de Picardie, deChampagne et de Lorraine, et peut-être un soulève-ment général de toutes les provinces, qui, se voyantainsi abandonnées, ne songeraient plus qu’à s’accom-
(') On no possède aucun relevé des pertes subies des deux côtés.Ce qui n’est pas douteux, c'est que la lutte fut très sanglante etque les “ gens de qualité ", c’est-à-diro los otliciors, qui étaientplus particulièrement animés les uns contre les autres, en suppor-tèrent surtout le poids. Un grand nombre furent tués ou blessés.Parmi les morts figurait Saint-Mégrin, le lieutenant temporairede Turenne; parmi les blessés, le duc de la Rochefoucauld.