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attendre que celle-ci se déclarât. Il persista d’autantplus dans cette tactique habile et prudente qu’ils’aperçut vite que tout le désir de l’ennemi était del’attirer en rase campagne : « Tenant Corbeil, Melunet tout le dessus de la rivière, M. de Turenne nemanquait de rien, au lieu que les confédérés, quiétaient obligés de chercher à vivre aux environs deParis, pillaient les villages et renchérissaient lesdenrées de la ville. Cette considération, jointe à lasupériorité du nombre qu’ils avaient sur M. deTurenne, les obligea à chercher les occasions decombattre. Il s’en défendit avec cette capacité quiest connue et respectée de tout l’univers, et le toutse passa en rencontres de partis et en petits combatsde cavalerie qui ne décidèrent rien (*). »
A la vérité, le moment vint où, ne trouvant plus defourrages, le maréchal dut se résoudre à changer deposition. Il profita adroitement d’une absence duprince- de Condé et du duc de Lorraine, qui « sedivertissaient » à Paris, décampa sans que l’ennemien eût la moindre connaissance et se dirigea vers laMarne, en faisant un détour par Corbeil et Meaux,pour gagner ensuite les bords de l’Oise, où était lacour (5 octobre). Il était trop tard pour l’atteindrequand Condé, revenu auprès de ses troupes, les miten mouvement. C’est alors que le prince prit la grave
('; Mémoires du cardinal de Rotz. — De son côté, M Uo de Mont-pellier, que nous ne citerons assurément pas comme une auto-rité militaire, quoiqu'elle y ait eu quelque prétention, dit que toutle monde trouva fort habile la conduite de Turenne, “ fort grandcapitaine, et celui de ce temps-là qui est le plus vanté pour savoirbien prendre son parti et éviter de combattre quand il croit nepouvoir le faire avantageusement •>.