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résolu Lion de quitter la capitale, qui se détachait deplus en plus de lui, et de se joindre aux Espagnols(15 octobre); cinq jours après, il était établi surl’Aisne entre Soissons et Fismes et réclamait l’appuidu comte de Fuensaldana, qui s’empressa de venir leretrouver. Turenne, informé de son départ, laissal’armée à Senlis sous les ordres de La Ferlé, décidala cour, qui était fort hésitante, à reprendre hardi-ment possession de Paris en s’y réinstallant, et ra-mena lui-même le Roi au Louvre. Après cet acted’autorité, le maréchal alla reprendre son commande-ment.
En effet, la Fronde avait pris fin, mais non pas lacampagne, car en s’éloignant volontairement deParis, Condé et le duc de Lorraine ne se proposaientque d’aller au-devant des renforts qu’ils attendaientde l’étranger. Turenne résolut de les suivre danscelte k retraite offensive » et remonta la Marne jus-qu’à Châlons; toutefois, l’infériorité de ses forcesl’obligeait toujours à agir avec prudence, et il ne putempêcher ses adversaires de s’emparer de Château-Porcien, de Retliel et de Sainte-Menohould. Parcontre, il se rapprocha d’eux rapidement quand ilsut qu’ils avaient mis le siège devant Rar-le-Duc, caril pensait qu’ils seraient obligés de se séparer pourinvestir cette place, qui se divise en ville haute etville basse. « Il est très constant que si le siège eûtun peu duré, comme il le devait selon toute appa-rence, M. le prince ne pouvait pas sauver son canon,et il est vraisemblable que son armée ne s’en lût pasretirée bien aisément. » Par malheur, Rar-le-Duc nerésista qu’un seul jour, et Condé s’empara encore de