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7,000 fantassins), tandis que Coudé et Fuensaldanaen avaient encore 27,000 (16,000 hommes de pied et11,000 chevaux); la qualité des troupes royales,« tous vieux soldats et endurcis aux fatigues de laguerre (') », ne suffisait pas à compenser une telleinfériorité numérique. Turennene s’en était pas moinsmis en marche de Rethel, dès qu’il avait appris-quel’ennemi était entré en France, et il s’était rapide-ment porté à Vervins, puis à Ribemont, à environ20 kilomètres de Fonsomme, où il avait pris derrièrel’Oise une position difficile à forcer.
Ce fut là que Mazarin vint le rejoindre le 24 juil-let, amenant avec lui le jeune Louis XIV et — ren-fort qui n’était point à dédaigner dans cqs circon-stances! — toute la « maison militaire » du roi.Quelques jours après, on fut informé que l'arméeespagnole avait quitté son camp de Fonsomme etqu’elle s’avançait entre la Somme et l’Oise, se diri-geant par Saint-Simon sur Chauny. Aussitôt l’arméeroyale quitta Ribemont, descendit parallèlement larive gauche de l’Oise et s’arrêta à Achery, près et aunord de La Fère. Dans cette dernière ville f) se tintun grand conseil de guerre sous la présidence du
(') Galeazzo Guai.do Priorato, Histoire du ministère deMazarin. Cet ouvrage, quoique utile à consulter, est inférieur àVHistoire des dernières campagnes de Gustave-Adolphe, dumême auteur, qui avait servi en Allemagne sous le roi de Suède.
( 2 ) Et non à Ribemont, comme le disent tous les historiens,d’après les Mémoires du duc d'York. Selon Ramsay, » le vicomte(Turenne), sans parler du lieu, dit simplement le parti qu'onprit ». Il est vrai que, selon son habitude, Turenne ne précise pasle lieu, mais il dit qu’il émit lui-même l’avis « de ne point conti-nuer à suivre la rivière d’Oise ». Au surplus, cela n’est pas de trèsgrande importance.