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jour, l’armée royale s’avança jusqu a Sains (lès Mar-quion) sur la route de Cambrai à Arras, puis, tour-nant à l’ouest, gagna les hauteurs de Monchy-le-I’reux, à 8 kilomètres environ de la place, etcommença aussitôt à s’y retrancher (17 juillet).
Comme il avait fallu déloger de cette position,d’où l’on découvrait une grande partie du campennemi, quelques escadrons que Condé y avait placésen observation, Turennc craignait d’être attaquéavant d’avoir eu le temps d’établir solidement soncamp. C’était bien, en effet, l’intention de Condé ; maisl’archiduc et Fuensaldana n’y voulurent point con-sentir, et, dès le lendemain, les positions des Fran-çais étaient en excellent état de défense. Leur armées’étendait sur deux lignes, la droite à la Searpe, lagauche au Cogeul, affluent de la Sensée. En avant dufront, dont l’étendue était proportionnée au nombredes troupes, l’artillerie était avantageusement postéepour battre la plaine; un corps de réserve se trouvaitau centre^ derrière Monchy-le-Preux, où Turenneavait son quartier général. Le maréchal prit ensuiteses mesures pour intercepter les convois de l’ennemi;coupant lui-même les communications avec Douai,Bouchain et Valenciennes, il envoya un détachementà Bapaume pour barrer la route de Cambrai, enplaça un autre à Pernes sur le chemin d’aire et deSaint-Omer, eniin fit venir de Lens la garnison dela Bassée, forte de 2,000 hommes, pour empêchertout arrivage du côté de Lille.
L’armée de l’archiduc, ainsi resserrée de presquetous les côtés, et ne pouvant plus recevoir ses vivreset ses munitions que par Saint-Pol, c’est-à-dire après