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sur le Quesnoy, qu’il investit le 6 septembre. La place,assez mal fortifiée et n’ayant qu’une faible garnison,se rendit dès le lendemain ; mais si ce n’était pas làune conquête bien glorieuse, c’était une conquêteutile, comme l’expliquait très bien Mazarin dans unelettre postérieure « Nous n’oublierons rien, écri-vait-il, pour empêcher les Espagnols de rentrer dansle Quesnoy. On travaille à la fortification avec toutela diligence possible ; on espère qu’elle sera bientôten bon état et on y laissera un corps de troupe con-sidérable avec toutes les munitions de guerre et debouche qui peuvent être nécessaires; car, outre qu’ilresserre extrêmement leurs quartiers en Flandre, c’estune échelle par laquelle ils connaissent bien que nouspouvons monter bien haut Vannée prochaine (*). »
Le Quesnoy pris, Turenne s’avança sur la route deBruxelles et s’empara de Binclie, mauvaise petiteplace qu’on ne jugea pas à propos de garder. MaisCondé avait rassemblé à Mons les débris de l’arméeespagnole et commença à manœuvrer pour couvrirle llainaut et le Brabant. Il n’était plus gêné par laprésence de l’archiduc, qui était retourné à Bruxelles,tandis que Turenne était lui-même débarrassé de LaFerté et de d’Hocquincourt, que Mazarin' avaitretenus à dessein. Cependant tout se borna à desescarmouches, à la vérité assez fréquentes et où lespertes furent sensibles des deux côtés ; le prince s’esti-mait heureux de contenir son adversaire avec lestroupes démoralisées dont il disposait ; le maréchal,d’autre part, ne cherchait qu’à retenir Condé dans le
C) Correspondance de Mazarin. (Archives étrangères deFrance.)