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lion d'y maintenir la religion catholique ; Mardickdevait être également remise aux Anglais, qui s’enga-geaient à fournir une flotte de grands vaisseaux suffi-sants en nombre et en qualité pour bloquer les portsque l’on convoitait l 1 ).
Le traité de Paris fut promptement ratifié ; maisdes difficultés nombreuses en retardèrent l’exécutionet, ni en France, ni en Angleterre, on ne fut prêtpour les sièges de Gravelines et de Dunkerque, qu’onavait décidé en principe de commencer dès le moisd’avril 1657. Au contraire, les Espagnols, ordinai-rement si lents à se remettre en campagne, enta-mèrent leurs opérations de très bonne heure : le15 mars, ils investirent brusquement Saint-Ghislainavec une armée de 12,000 hommes et s’en rendirentmaîtres en huit jours, bien que le comte de Schom-bcrg, gouverneur de la place, se fût défendu avecbeaucoup de bravoure et d’opiniâtreté. Ensuite,n’ayant pas manqué d’être informés des projets deMazarin et de Cromwell, ils s’occupèrent de ren-forcer les garnisons des places maritimes et d’enperfectionner les défenses ; en outre, un corps mobilede 4,000 hommes, aux ordres du prince de Ligne,se tint prêt à secourir celle de ces places contrelaquelle les alliés dirigeraient leurs efforts.
Ces précautions et l’arrivée tardive du corps auxi-liaire anglais firent décidément ajourner toute action
(■) Cette étroite union de la France et de l’Angleterre, en vued’une action commune, lit passer dans les rangs espagnols le ducd’York, dont les Mémoires changent, par suite, de point de vue,à partir de cette époque, mais gardent toute leur franchise ettout leur intérêt.